Le chien dans la culture

mythologie

Mythologie
Le chien tient une place importante dans la mythologie car il est considéré comme un animal psychopompe. C'est-à-dire qu’il guide les âmes jusqu’au royaume des morts. L’on retrouve le symbolisme du loup initiateur et gardien du royaume des morts chez de nombreux peuples : Égyptiens (Anubis le dieu des morts et conducteur d’âmes, à tête de chien ou de chacal), Grecs (Cerbère le chien monstrueux à trois têtes, gardien des Enfers), Sioux (le loup est appelé « chien de dessous-terre » et le coyote « chien qui rit »), Bantous (le chien délivre les messages des morts au sorcier en transe), Mexicains (Xolotl dieu chien jaune qui accompagna le soleil dans son voyage sous la terre pour le protéger durant la nuit).
Symbolique
Anubis est le dieu égyptien des morts représenté par une tête de chien. Dans l’Égypte antique, le chien était également l'un des douze animaux sacrés associé aux douze heures du jour et de la nuit.
Chez les Celtes, le chien était considéré comme un animal au courage exceptionnel. Qualifier quelqu’un de « chien » dans cette civilisation, était rendre hommage à la bravoure de l’intéressé. Le héros Cúchulainn (chien de Culann) de la mythologie celtique irlandaise en est l’image la plus emblématique.
Pour les Chinois, le chien est le onzième des douze animaux qui apparait dans le zodiaque. Il est dit sensible à tout ce qui touche à l’injustice, intelligent et serviable.
Pour les Musulmans le chien a un côté obscur qui en fait un être impur, à l’exception du lévrier qui est considéré comme un animal noble.
Cette dualité a valu au chien un certain nombre d’expressions peu flatteuses : « un caractère de chien, un temps de chien, traiter quelqu’un comme un chien, avoir une vie de chien… ». Rares sont les déclinaisons élogieuses telles que « avoir du chien »L’on trouve également de nombreuses légendes sur le chien ou son ancêtre le loup : les chiens noirs fantômes du folklore britannique, les loups-garous, les fameuses bêtes du Gévaudan, du Nivernais ou de l’Aubrac, le « méchant loup » du Petit Chaperon rouge ou des Trois Petits Cochons. Le chien est également à l’honneur au cinéma et à la télévision (Beethoven, Lassie, Belle et Sebastien, Rintintin, Rex…) ou dans la bande dessinée (Milou, Rantanplan, Bill, Idéfix, Cubitus, Snoopy, etc.). Il n’est pas oublié dans les romans tels que « Le Chien des Baskerville », une aventure de Sherlock Holmes, le détective inventé par Arthur Conan Doyle, « Croc-Blanc » de Jack London, Lassie, chien fidèle de Eric Knight, ou « Cujo » de Stephen King.
Astronomie
Le chien est aussi représenté en astronomie depuis Ptolémée, par les constellations du Grand Chien (Canis Major) qui abrite Sirius l’étoile la plus brillante du ciel, celle du Petit Chien (Canis Minor) qui accueille Procyon, l’étoile se levant juste avant Sirius, et la constellation boréale des Chiens de chasse (Canes Venatici) dont la découverte est plus récente.
Religion
Les aléas de sa domestication expliquent sans doute l'image ambigüe, tantôt positive ou négative, attachée à cet animal. Si les chiens ont très tôt été domestiqués en Europe occidentale par les Grecs, ils sont restés sauvages dans les régions d'Asie occidentale, de même que les chiens parias en Inde. Les chiens sont ainsi plutôt considérés comme de fidèles compagnons par les Chrétiens, tandis que les Hébreux et l'Islam continuaient à mépriser les chiens sauvages ou marrons rôdant en bandes affamées, volontiers charognards, propageant la rage et copulant à la vue des passants.
Ainsi pour un Arabe, la pire injure serait d'être traité de « chien ».Pourtant le Coran fait peu référence au chien, si ce n'est au chien de chasse : il est considéré comme bon de manger la viande d'un animal tué par un chien domestique après avoir prononcé le nom de Dieunote . De même, le chien y est présenté comme un animal fidèle ou présenté comme un réfugié à part entière des Dormants de la Caverne, cachés là car ils étaient persécutés pour leur croyance en Dieu.
Les Hadiths abordent davantage la question du chien. Selon ces récits, Mahomet aurait dit qu'un homme qui donne à boire à un chien assoiffé sera pardonné de ses péchés, il précise qu'il en va de même pour l'aide apportée à tout autre animal. Il aurait également déconseillé aux musulmans de garder dans leurs maisons des chiens appartenant à des races autres que des chiens de chasse, chiens de berger ou chiens de garde pour les terrains (par les terrains il faut comprendre les champs).
Le Talmud n'approuve pas non plus la détention d'un chien chez soi, où il doit alors être constamment enchainé. Il est interdit à une veuve de vivre seule avec un chien, de crainte d'être soupçonnée d'avoir des relations interdites .
Dans l'iconographie chrétienne, le chien qui est représenté aux côtés des saints a un rôle positif et actif. Par exemple Saint Wendelin est accompagné d'un chien de berger, tandis qu'on attribue à saint Eustache, saint Hubert et saint Julien l'Hospitalier des chiens de chasse. Dans la peinture dominicaine, les chiens ont pour rôle de mettre en fuite des loups, représentant les hérétiques, qui s’attaquent aux brebis.
Dans l'Antiquité grecque, le chien est également utilisé lors d'insultes : ainsi, Agamemnon traite-t-il Achille « d'Homme à l'œil de chien, au cœur de cerf ». Le juron préféré de Socrate est Par le chien, et se rapporte au dieu égyptien Anubis.

Le chien à travers l’art, dans la peinture et la littérature

Le chien, si présent dans la vie quotidienne aux côtés de l'homme, l'est également beaucoup dans les œuvres d'art. Il est dépeint comme le compagnon de héros illustres, mais aussi en tant que personnage principal. Peintres, écrivains, chanteurs, ces artistes ont évoqué les chiens dans de très nombreuses œuvres. Celles-ci les dépeignent sous des traits très divers : le chien dans l'art peut être loyal, héroïque, drôle et malicieux, mais aussi vil et terrifiant.
Le chien dans la peinture
Grecs, Romains et Egyptiens des temps antiques représentaient déjà les chiens de diverses races. Le Moyen Age poursuivra en les plaçant dans des enluminures ou sur des peintures murales, dans des scènes de chasse. La Renaissance les représente dans des moments de la vie quotidienne avec, en vedette, les chiens de compagnie. Cependant, les peintres ne commencent à représenter des chiens seuls qu'à partir du XVIe siècle. Au XVIIe siècle, les chiens font partie des personnages de cour dépeints par Vélasquez, dans des tableaux comme "Les Ménines", ou "Nain avec un chien". La peinture animalière donne réellement son heure de gloire aux œuvres représentant des chiens au XVIIIe. Au XIXe siècle, Goya en peint un sur les murs de sa chambre. Enfin, les artistes d'avant-garde du XXe siècle s'en inspirent dans des œuvres expérimentales.
Le chien dans la littérature
Dans la littérature, le chien est également représenté comme un compagnon fidèle depuis très longtemps. Tout d'abord symbole de loyauté, il est le seul être capable de reconnaître son maître déguisé dans l'"Odyssée" ou dans "Tristan et Iseut". Il est un animal admirable dans "Croc-Blanc", de Jack London, ou dans "Lassie, chien fidèle", d'Eric Knight. Cependant, il peut aussi engendrer la terreur, comme dans "Le Chien des Baskerville", d'Arthur Conan Doyle, ou dans "Cujo", de Stephen King. Enfin, de nombreux chiens jouent les vedettes dans les bandes dessinées, au point d'en être parfois même le personnage principal (Pif, Snoopy, Cubitus...).
Le chien dans la chanson
Il existe plus d'une centaine de chansons qui évoquent les chiens dans la langue française. Qui n'a pas eu dans la tête l'air de "Mirza", de Nino Ferrer ? Dans la même veine hilarante, Richard Gotainer évoquait, lui, le "Youki". Les plus grands interprètes de la chanson française ont célébré les chiens, tel Jean Ferrat dans "Oural Ouralou" ou Jacques Brel dans "Les Filles et les chiens".
Un nom de célébrité littéraire :
Si vous cherchez encore une idée de nom pour votre chien, la littérature peut vous fournir un grand nombre de suggestions, classiques ou originales, amusantes ou très respectables.

Le chien à travers l'histoire

Le chien incarne la fidélité et la noblesse et, depuis les civilisations antiques jusqu'à aujourd'hui, a joué un rôle fondamental auprès de l'homme. On retrouve trace de ce fidèle compagnon dans de nombreux domaines notamment culturels et artistiques.
Le chien semble avoir accompagné le quotidien de l'homme depuis toujours. De l'Antiquité à nos jours, il a tenu une place prépondérante dans la société. Fidèle ami de l'homme depuis l'Antiquité
Déjà sous l'antiquité
Il y a déjà 3 000 ans en Égypte, le dieu Anubis, gardien des morts était représenté de manière symbolique avec la tête d'un chien. À la mort de Pharaon, la coutume voulait que l'on momifie un chien avec la dépouille du monarque. Au vu des inscriptions découvertes sur de nombreuses tombes, le chien dans l'histoire de l'Antiquité possédait déjà un petit nom, comme ceux que l’on donne aujourd’hui à nos compagnons à 4 pattes. Les sloughis, loulous ou mastiffs étaient les races les plus en vogue dans l'Antiquité, notamment chez les Égyptiens.

Dans la civilisation gréco-romaine
Dans la Grèce ancienne, Cerbère, un chien à trois têtes, gardait les portes de l'Enfer au bord du Styx et empêchait ainsi les âmes damnées de s'enfuir. Le chien dans l'histoire des Romains est déjà considéré comme un véritable animal de compagnie à l'image du chien de Malte qui avait sa place au sein de la famille et avait pour rôle de jouer avec les enfants. La plupart étaient assimilés à des jouets et gâtés en nourriture au point d'en devenir obèses. Rien n'était trop beau pour eux et les attentions dont ils étaient l'objet allaient des mets de luxe aux parfums délicats. Pour l'anecdote, Jules César avait fait part de son étonnement à son retour des Gaules de ne voir dans les bras des femmes romaines que des chiens et des singes à la place d'enfants.
À la cour mpériale chinoise
En Chine, les Empereurs laissent une place à leur chien sur le trône. En l’an 1000 avant notre ère, apparaît la mode des mini-chiens dans les cours impériales chinoises. Elles raffolent alors du happa, un petit chien trapu au nez écrasé qui, croisé avec le chien maltais, donnera naissance au pékinois.
En occident, la pratique de la chasse entérine le statut du chien
Le chien dans l'histoire de l'Europe médiévale s'est offert une place dans la vie quotidienne de l'homme. À la Renaissance, il est apprécié lors de la chasse à courre. Les élevages se développent et le chien devient dès lors le meilleur ami de l'homme comme le montrent les enluminures et les peintures murales de l'époque qui témoignent de la fierté des aristocrates pour leur meute.
On retrouve trace de petits chiens de compagnie, notamment de roquets, sur les peintures de Carpaccio, de Titien ou de Van Eyck, les montrant ainsi au cœur de la vie quotidienne. Les premiers portraits de chiens seuls sont apparus au 16e siècle avec l'émergence de la peinture animalière.
Les heures noires du chien
Le chien dans l'histoire n'a pas toujours été choyé. Au 12e siècle, les cours royales d'Europe opérèrent ainsi une différence entre les races en s'appropriant de fait certaines espèces telles que les lévriers et les mastiffs. Ces deux espèces, considérées comme des chiens de races, se distinguaient des "bâtards" réservés aux classes sociales inférieures. Cette distinction perdura jusqu'au début du 20e siècle. Au 19e siècle, lors de la révolution industrielle en Europe et en Amérique du Nord, les paysans et les ouvriers prirent l'habitude de dresser les chiens qui devinrent de véritables outils pour effectuer des travaux pénibles comme tracter des charrettes, tourner des roues ou réaliser d'autres tâches harassantes. Les premières grandes expositions canines officielles sont apparues en 1859 aux États-Unis et en Europe et, avec elles, l'officialisation des caractéristiques physiques de chaque race.
Les chiens devenus stars au cours de l'histoire
Universellement connus, certains chiens dans l'histoire furent consacrés par la littérature ou le 7e art qui mirent en exergue le courage et l'héroïsme de leurs races respectives. Le dessin animé s'est également emparé du chien grâce au talent de Walt Disney et certaines scènes restent cultes comme celle au "Bella Note" entre Clochard, bâtard voyou et attachant et Belle dont le raffinement n'a d'égal que l'élégance. Le cinéma a, par ailleurs, rendus célèbre Lassie ou Beethoven, la bande dessinée Pluto, Milou, Rintintin ou Rantanplan.
Le chien dans l'histoire :
Il a, d'une manière générale, toujours suscité l'engouement du public. Au 21e siècle, il reste à éradiquer définitivement la maltraitance. Un début a été fait en ce sens avec, depuis janvier 2015, la nouvelle reconnaissance du chien, entre-autres animaux, comme un être vivant doué de sensibilité.